De Plumélec à Vannes
4 août 2007
Après 150km, les chaussures donnent parfois quelques soucis.


Après la traversée du bois de Cadoudal (la famille du célèbre chouan est originaire de Plumélec), puis du bois de St-Bily, nous arrivons à la chapelle St-Bily.

Saint Bili (840-915) est un personnage qui mériterait d'être mieux connu. Il est originaire des environs de Redon. Alors qu'il était diacre à Aleth, Bili a entrepris de rédiger une nouvelle vie de saint Malo. Il s'est inspiré d'une première vie de saint Malo endommagée (du début du IXe siècle) et des récits plus ou moins fantastiques des pèlerins. À la fin de son ouvrage, Bili raconte l'épisode des oies de Saint-Pol-de-Léon. Deux prêtres, l'un de St-Pol, l'autre de St-Malo, partirent chasser les oies dans les champs de Saint-Pol-de-Léon. Ils ne purent en attraper qu'en invoquant saint Malo. A la suite de cet événement, l'évêque Clotuuoion de St-Pol décida que saint Malo devait être fêté dans son évêché. Avec Bili, il est possible qu'on touche du doigt la genèse du Tro Breiz. Derrière l'épisode des oies, on voit apparaître un lien entre les évêchés de Saint-Malo et de Saint-Pol-de-Léon. Plus tard, Bili sera nommé évêque de Vannes. Dom Plaine rapporte dans sa vie de saint Malo (1885) qu'en tant qu'évêque de Vannes, Bili aurait incité un certain Menobred à aller récupérer les reliques de saint Malo restées en Saintonge. On pense que Bili a été tué par les Normands en 915 près du calvaire de la chapelle, ce qui en fait un évêque-martyr.





La chapelle est bâtie sur une colline qui domine Vannes et le golfe du Morbihan. Un grand pèlerinage a été créé ici en 1905. Il a attiré jusqu'à 5000 personnes mais n'a pas survécu.




Quelques (rares) pélerins ont fait le détour (de quelques centaines de mètres) pour voir cette chapelle (qui d'ailleurs avait été spécialement ouverte pour le Tro Breiz même s'il passait ailleurs). Charles Mendès (Au sujet du Tro Breiz, page 101) va jusqu'à dire qu'il n'y a que deux endroits où l'on est sûr du passage des pèlerins du Tro Breiz: "C'est, d'une part, la fameuse chapelle de Loc-Maria-an-Hent, dans la commune de Saint-Yvi (ou Ivy), située à environ 17 km à l'est de Quimper, (voir Trévédy et Massignon). D'autre part, la commune de Saint-Avé, au nord de Vannes, (voir J. de la Martinière)". En effet, les reliques de saint Patern étaient parfois exposées à Saint-Avé mais on ignore où. C'était soit dans l'église, soit dans la chapelle ND du Loc.






















